De la mobilisation pacifique au poids des urnes

Les entreprises du transport sanitaire sont confrontées depuis plusieurs années maintenant à une lente, et continue, détérioration de leur situation économique.

C’est dans cette situation dégradée que nous avons pris de plein fouet la flambée des prix des carburants provoquée par les tensions observées dans le golfe persique.

Cette crise internationale, nous l’avons espérée courte, or elle connait régulièrement des soubresauts, s’allonge et s’installe durablement. Ce qui n’a rien de rassurant.

Dans cet environnement de crise, les ambulanciers privés ont exprimé et manifesté leur colère au début de l’été en menant un mouvement de grève inédit.

L’ampleur de notre mobilisation et notre détermination nous ont permis d’être enfin entendus.

Le Gouvernement a compris que de nombreuses entreprises du transport sanitaire étaient dans une situation critique. Il a accepté d’accompagner la profession.

Une aide exceptionnelle de 30 millions d’euros a été mise sur la table.

Selon les 4 organisations professionnelles, ce montant est cependant nettement insuffisant pour répondre durablement aux difficultés de nos entreprises.

A côté de cette aide immédiate, le Gouvernement s’est engagé sur plusieurs mesures structurelles (sur la place des ambulanciers dans le transport sanitaire urgent, sur l’accès de nos véhicules aux voies réservées, sur la réduction du temps d’attente aux urgences, sur la revalorisation des tarifs applicables à l’activité du TUPH).

Ces propositions sont utiles et nécessaires. Mais sous quelle échéance ?

Leur mise en œuvre est renvoyée à des discussions ultérieures qui, pour certaines ont commencé, avec les services compétents de l’Etat ou avec l’Assurance maladie.

Il nous faudra donc faire preuve de patience pour en voir le résultat. Mais notre patience aura ses limites.

Pouvons-nous (devons-nous) nous satisfaire de ces propositions ?

La Fédération nationale des ambulanciers privés (ainsi que les autres organisations) a tout donné dans ces négociations. Elle a donné du temps, elle a partagé ses propositions, elle a tenté de convaincre, elle a argumenté et plaidé autant qu’elle le pouvait.

Il appartient à chacun d’apprécier, à l’aune de sa situation, si ces propositions sont satisfaisantes.

Une chose est certaine vous pourrez le faire savoir bientôt. 2027 sera une année électorale cruciale avec l’élection présidentielle, vraisemblablement suivie d’une élection législative.

Après la mobilisation pacifique, vous pourrez utiliser le poids des urnes.

Par votre vote, vous pourrez donner quitus ou sanctionner selon votre degré de satisfaction.