Lecornu entrera-t-il dans l’histoire pour avoir laissé crever les ambulanciers ?

Le 21 mai 2026, au plus fort de la crise énergétique, et après que les quatre organisations professionnelles ont adressé de nombreux signaux alarmistes sur la situation financière de nos entreprises, le Gouvernement de Sébastien Lecornu annonçait une réévaluation de l’aide aux grands rouleurs que sont les ambulanciers « dans les prochains jours » lors d’une grande conférence de presse visant à annoncer de nouvelles mesures de soutien aux secteurs les plus impactés par cette crise.

6 semaines plus tard, le prix des carburants reste à un niveau élevé (malgré l’amorce très récente d’une légère décrue), la situation des entreprises du transport sanitaire s’est profondément dégradée et, malgré l’engagement du Gouvernement, aucune mesure supplémentaire n’a été mise en place pour sauver nos entreprises.

Ce 21 mai 2026 apparait aujourd’hui comme le jour de la plus grande trahison subie par les ambulanciers.

Le respect de la parole donnée est essentiel dans un lien de respect mutuel et de confiance. 

Aujourd’hui ce lien ne tient plus qu’à un fil, il est sur le point de rompre.

Le 26 juin 2026, les quatre organisations professionnelles des ambulanciers ont coordonné une journée de mobilisation à Paris pour exprimer le mécontentement et la colère de toute une profession. 

Malgré le caractère inédit de cette initiative, qui démontre à lui seul l’ampleur de notre mécontentement, nos difficultés n’ont toujours pas été entendues.

Que l’on ne s’y trompe pas, ce n’est pas une question de corporatisme. 

C’est une question de survie pour près de 5 300 entreprises et plus de 60 000 salariés. Or soyons réalistes, sans les ambulanciers, il sera impossible de maintenir l’accès aux soins de proximité dans les territoires, notamment ruraux, pour plus de 6 millions de patients chaque année.

6 millions de patients dont la plupart nécessitent des traitements lourds puisque les deux tiers des dépenses de transport concernent des patients atteints par quatre pathologies (les cancers (19 %), l’insuffisance rénale (16 %), les pathologies cardio neurovasculaires (15 %), les maladies psychiatriques (13 %)).

Sans prise de conscience rapide, le Gouvernement devra expliquer à 6 millions de patients et à 60 000 salariés pourquoi il a abandonné et sacrifié la profession d’ambulancier.

Si le Premier ministre ne prend pas conscience de la gravité de la situation, l’Histoire retiendra de lui qu’il aura été le fossoyeur de toute une profession.

C’est pourquoi nous appelons désormais les ambulanciers à une action nationale à compter du 1er juillet 2026 visant à suspendre entre autres leur participation au transport urgent préhospitalier.

Rejoignez le mouvement de mobilisation, massivement et avec la plus grande détermination.

Notre survie est en jeu.